Que savez-vous à propos de la projection psychologique ?

Projection psychologique. Ce terme, développé à partir de la théorie freudienne, nous montre une pratique avec laquelle nous nous heurtons souvent. Il est très probable que nous l’ayons nous aussi utilisé plusieurs fois sans nous en rendre compte. Un exemple ? Pensez à une époque où vous étiez désespérément amoureux de quelqu’un. D’une manière ou d’une autre et sans vous en rendre compte, vous avez attribué à cette personne des caractéristiques et des qualités qui ne correspondaient pas entièrement à la réalité. Vous avez exalté sa bonté, son appréhension pour vous, ses victoires et ses vertus, en lui jetant un halo de perfection, qui était en fait une projection de vous. L’amour est un contexte très propice au développement de la projection psychologique. Cependant, le vrai problème, le plus complexe, se pose lorsqu’une projection psychologique clairement négative est mise en pratique. La personne, dans ce cas, a une déficience émotionnelle évidente et attribue à d’autres pensées pleines de colère ou d’anxiété. Aujourd’hui, nous allons vous parler de la culpabilité et de la façon dont, parfois, au lieu de la reconnaître et de l’affronter, vous pointez les autres du doigt dans l’intention de leur faire du mal. Cela se fait souvent avec les personnes qui vous sont les plus proches et les plus chères.

Sens général du terme

Dans un sens très général, la projection peut se définir comme le déplacement de quelque chose d’un espace à un autre, ou d’une partie de l’espace à une autre . Plus précisément, la projection désigne une opération qui consiste à transporter une forme, ou certains éléments de cette forme, sur un support récepteur, réel comme dans le cas d’une projection cinématographique ou imaginaire comme dans le cas de la géométrie projective. Le terme projection est utilisé dans un sens très général en neurophysiologie et en psychologie pour désigner l’opération par laquelle un fait neurologique ou psychologique est déplacé et localisé à l’extérieur, soit en passant du centre à la périphérie, soit du sujet à l’objet. En psychologie et en psychanalyse, la projection correspond à l’opération mentale par laquelle une personne attribue à quelqu’un d’autre ses propres sentiments, dans le but de se sortir d’une situation émotionnelle vécue comme intolérable par elle : la personne n’a pas conscience d’appliquer ce mécanisme, justement car elle n’accepte pas les sentiments, ou sensations, qu’elle projette à l’extérieur, sur l’autre ou sur un objet. Il s’agit donc de mouvements pulsionnels intolérables, ou en tout cas, perçus comme tels.

Le concept psychanalytique

La définition de base du terme projection se retrouve dans la notion psychanalytique de projection. Toutefois, sa spécification pose de difficiles problèmes relatifs aux espaces ainsi distingués, à leur distinction et à leur complémentarité: il s’agit alors en effet de ce que, après Freud, on désigne comme l’espace de la réalité psychique et l’espace de la réalité du monde extérieur. Sigmund Freud a invoqué la projection pour rendre compte de différentes manifestations de la psychologie normale et pathologique.
Après Freud, le concept psychanalytique de projection est l’un de ceux qui suscitera  d’intéressantes élaborations comme la notion connexe d’identification projective.

Qu’est-ce qu’une projection psychologique ?

Le mot projection, quand on le dit isolément, fait penser à une séance de cinéma : on s’assoit dans la salle, la lumière s’éteint, le rideau s’ouvre, un pinceau de lumière va baigner l’écran et le film commence. Eh bien, la projection psychologique, c’est la même chose, avec quelques petites variantes : la salle obscure, c’est notre cerveau, la toile blanche de l’écran, c’est une personne qui nous fait face ; et le film, ce sont les images que nous avons dans notre inconscient. On projette sur quelqu’un quand on lui attribue des qualités, des défauts, des intentions qu’il n’a pas en réalité. C’est un phénomène banal, presque quotidien : votre chef de service fait la gueule ce matin au moment où vous arrivez. Vous attribuez cette grise mine au fait d’avoir quitté le bureau hier avec une demi-heure d’avance, et vous l’entendez mentalement penser : “tu vas voir, mon vieux, je t’aurai. Ou encore, votre fille rentre du lycée en pleurant et se précipite dans sa chambre en claquant les portes ; vous vous dites qu’elle a raté le devoir de maths ou de français qu’elle devait faire en classe ce matin et qui vous turlupinait depuis plusieurs jours car vous aussi vous étiez nul en maths et en français à son âge En réalité, vous avez tout faux : votre chef de service venait d’apprendre que le carburateur de sa voiture devait être changé ; quant à votre fille, son devoir de français a été repoussé d’une semaine mais elle vient d’apprendre que sa meilleure copine a couché il y a six mois avec son copain à elle. Autrement dit : une projection psychologique, ça consiste bien à se faire du cinéma, mais avec un scénario maison, et en faisant jouer à ceux qui nous entourent les rôles que nous leur écrivons sans nous en rendre compte. C’est dire que la projection psychologique est le moyen le plus sûr de se fourrer le doigt dans l’oeil. La personne objet de la projection peut bien sûr être étrangère à votre entourage ; il est sain de ne pas aduler ceux qui veulent se faire passer pour des stars, mais la colère, la méfiance, l’agressivité irrationnelles que l’on éprouve parfois pour un personnage public sont toujours suspectes d’être le résultat d’une projection. Car la projection, c’est une manière d’habiller une personne avec qui nous nous trouvons d’étranges points communs et que nous chargeons de sentiments coupables dont nous ne voulons pas admettre la présence en nous-mêmes. Plus ces sentiments sont puissants, plus la projection est forte, et plus l’agressivité croît en conséquence. Par exemple, au hasard, lorsque certains auditeurs attribuent à l’auteur d’une chronique de trois minutes sur France Inter des pouvoirs considérables comme celui de transformer à lui tout seul leurs enfants en consommateurs effrénés de cannabis et de séries télévisées en version originale, ça, c’est une pure projection. Surtout quand on sait que le type en question a un contrat renouvelable tous les trois mois et fait ses chroniques de chez lui en pantoufles. Les conséquences sociales les plus extrêmes des phénomènes de projection sont la chasse aux sorcières, la censure, et la guerre. Un groupe humain accuse un autre groupe humain de vouloir le dominer ou l’agresser. Et, sans attendre d’en avoir la moindre preuve, il cherche à le dominer ou à l’éliminer à titre soi-disant préventif.

La projection : déformer la réalité à votre avantage

Commençons par un exemple : imaginez que votre partenaire est une personne peu sûre d’elle, qui craint les compromis. Au lieu de reconnaître la réalité, il commence à vous punir, en s’assurant que c’est vous qui lui rendez les choses difficiles, parce que vous montrez toujours de la méfiance envers lui et que vous voulez le blesser. Le problème n’est pas en vous, mais en celui qui, au lieu de comprendre ses difficultés en termes d’estime de soi, vous punit en faisant ressortir des choses fausses. Il fait éclater sa colère sur vous avec véhémence et projette ses émotions négatives sur votre personne car, de cette façon, il obtient les quatre choses suivantes :

– Ignorez le problème et attribuez-le à d’autres ;

– Débarrassez-vous du poids qu’il porte à l’intérieur et laissez-le à l’extérieur sur les personnes qui l’entourent ;

– Générer de la culpabilité chez les autres et, par conséquent, atteindre une position de pouvoir.

– Déformer sa réalité de manière à ne croire qu’en elle et à nier ses défauts.

Comment cesser de faire des projections psychologiques ?

Le sujet de la projection psychologique est vraiment complexe et, malheureusement, très fréquent. Il arrive que les personnes victimes d’abus physiques et psychologiques continuent à projeter une image positive sur leur partenaire. Pourquoi ? Parce que de cette façon, ils se protègent de la réalité. “Si mon partenaire est jaloux, c’est parce qu’il m’aime.” “Mon partenaire m’aime, il fait des erreurs parfois, mais c’est la personne qui se soucie le plus de moi.” Projeter de telles idées, c’est tomber dans une réalité déformée, dans un monde plus inoffensif, mais aussi fictif. Une personne vraiment courageuse accepte la vérité dans toute sa crudité, réagit et se défend.

Comment cesser de faire des projections psychologiques ?

Vous devez comprendre que ce que vous projetez sur les autres est, en réalité, un mécanisme de défense, une bouée de sauvetage que vous utilisez pour éviter d’admettre quoi que ce soit. Projeter de la culpabilité et de la colère sur votre entourage ne fera que générer d’autres émotions négatives. Vous tomberez dans un cercle vicieux dans lequel ce faux sentiment de puissance vous apportera à l’avenir une méchante raclée. Si vous êtes victime d’une projection, montrez-lui clairement ce que vous ressentez. Avertissez-la que son comportement n’est pas viable à long terme. Dites-lui que vous vous sentez mal à cause de son attitude et que vous vous sentez humilié et manipulé. Lorsqu’une personne réalise que sa projection psychologique cache en fait une déficience personnelle, elle perd ce qu’on appelle le sentiment de contrôle : elle vit une sorte de chute personnelle, dans laquelle elle a besoin d’aide et de soutien pour se remettre et faire face à ses déficiences et à ses problèmes. En général, il n’est pas facile d’accepter le fait que, dans certaines occasions, nous avons tous des projets. Nous le faisons sans nous en rendre compte, nous pensons que le péché est toujours chez les autres et non en nous. Nous avons tous des défauts et nous en souffrons tous. L’attitude idéale doit toujours être humble et objective. Après tout, nous sommes tous de merveilleux êtres imparfaits, essayant de survivre dans un monde où être heureux est très complexe.

Le thème de la projection psychologique est réellement complexe, et malheureusement assez fréquent. Parfois, les personnes qui subissent des maltraitance physiques et psychologiques continuent de projeter sur leur conjoint une image positive, afin de s’auto-protéger de la réalité. “S’il est jaloux, c’est parce qu’il m’aime”. Parfois il commet des erreurs, mais ça reste la personne qui se préoccupe le plus de moi”. Le fait de projeter ces idées, c’est tomber dans une déformation de la réalité, dans un monde inoffensif. Dans ce monde, on n’accepte pas la cruauté de la réalité, alors que tout le monde devrait faire preuve de courage et réagir pour se défendre.

La projection psychologique : l’art de rejeter la faute sur les autres

La projection psychologique est un terme largement développé par la théorie de Freud, qui nous expose une pratique familière dans laquelle nous nous retrouvons très souvent. Il se peut même que vous l’ayez fait sans vous en rendre compte. Repensez à cette époque où vous étiez fou amoureux de quelqu’un. D’une certaine façon, et quasiment inconsciemment, vous attribuiez à cette personne des qualités et des vertus qui ne correspondaient pas tout à fait à la réalité. Vous avez un peu exagéré sa bonté, sa préoccupation, son succès et ses attributs dans un halo de perfection que vous-même projetiez sur lui ou elle. L’amour est parfois un contexte très propice pour développer cette projection psychologique. Le véritable problème, c’est lorsque l’on met en place une projection clairement négative. Ainsi, la personne qui se sert de cette projection souffre clairement de carences émotionnelles, en attribuant aux autres des pensées remplies de rage et d’anxiété. Aujourd’hui, nous allons évoquer ce sentiment de culpabilité et la manière dont, au lieu d’assumer et d’affronter ses fautes, ce sentiment resurgit avec l’intention de blesser les autres, les personnes les plus proches de nous et que nous apprécions le plus.

La projection : déformer la réalité à son avantage

Commençons par un exemple. Votre moitié est une personne peu sûre d’elle et qui a peur de s’engager. Au lieu d’assumer cette réalité, elle commence à vous punir en vous assurant que c’est vous qui ne lui facilitez pas les choses et que vous êtes toujours en train de montrer que vous n’avez pas confiance en elle. Le problème ce n’est pas vous, c’est elle. En effet, au lieu d’affronter le fait qu’elle ait un problème d’estime de soi et de confiance en soi, elle vous punit, en soulignant des choses qui ne sont pas vraies. Elle vous lance à la figure toute sa rage et projette des émotions négatives sur votre personne, pour obtenir plusieurs choses.

Un mécanisme de défense

La projection, dans son sens psychanalytique, est l’opération par laquelle le sujet expulse de soi et localise dans l’autre, personne ou chose, des qualités, des sentiments, des désirs, voire des objets, qu’il méconnaît ou refuse en lui. Il s’agit-là d’une défense d’origine très archaïque et qu’on retrouve à l’oeuvre particulièrement dans la paranoia mais aussi dans des modes de pensée normaux comme la superstition. Dans le champ de la psychanalyse, la projection est un mécanisme de défense : de façon simpliste, nous avouer à nous-même que nous avons telles émotions, croyances, pulsion allant à l’encontre de la vision idéalisée que nous avons de nous-mêmes, nous serait tellement inconfortable que par un joli tour de passe-passe mental, nous escamotons l’objet du scandale pour le re-matérialiser chez quelqu’un d’autre. Par définition, ce mécanisme agit de façon inconsciente puisque, sur un plan conscient, nous nions posséder la caractéristique en question, qui a de ce fait été rejetée dans nos parts d’ombre inconscientes. Parce que nous ne sommes pas en mesure d’affronter notre propre réalité, parce que nous ne voulons pas nous voir tels que nous sommes vraiment, nous avons mis au point à l’insu de notre plein gr ce mécanisme qui permet d’accuser les autres plutôt que de s’incriminer soi-même. Le plus souvent, ce que nous projetons sur autrui, ce sont les parts de nous-mêmes que nous jugeons le plus négativement. C’est parce qu’elles nous sont intolérables que nous ne pouvons les assumer consciemment et que nous tentons de les expulser hors de nous. Dans la mesure où le sens du devoir et des responsabilités ne m’est pas inné et qu’il est venu se superposer à ma vraie nature, il est vraisemblable que côtoyer une personne désinvolte me sera particulièrement exaspérant.

Conséquences de la projection de ses parts non assumées

L’inconvénient des projections tient à sa nature de mécanisme de défense : s’il nous évite un inconfort émotionnel, il ne nous permet cependant pas de progresser sur le chemin de la connaissance et de l’acceptation de soi puisque la raison d’être du mécanisme est justement d’éviter que nous soyons conscients du processus d’occultation qui se déroule en nous. C’est fondamentalement une question de responsabilisation : tant que nous projetons les contenus non assumés de notre ombre, nous restons incapables de reconnaître ces aspects de personnalité comme étant les nôtres et de fait, il nous est impossible de les faire évoluer vers plus de conscience.